Mercredi 3 Septembre : Sortie.
On se réveille à 6h30, ou plutôt 7h00, ou même 7h15, bon finalement ça sera 7H30.On allume la télé. La Matinale de Canal+.On va se faire un café, un double avec les 5 sucres quotidiens.On le boit, on se brûle.On éteint le réveil qu'on avait mit pour 7h40.On se douche.On s'habille, Jean noir, chemise grise moche.On dit "Okay" à sa soeur qui nous informe qu'elle part au collège.On répond à Maman au téléphone. On raccroche à Maman au téléphone.On stresse. On ouvre les volets, il pleut.On enlève la chemise grise moche. On met le pull rayé noir et gris.On vérifie plusieurs fois l'heure et la salle.On cherche un livre à lire. On s'empare de "Cartes sur Tables" d'Agatha Christie.On regarde l'heure toutes les minutes.On part à 8H25.On est au rond-point à 8H30.On est à la gare à 8h53.On cherche ses deux billets de 10€. On demande deux tickets "Paris - Savigny-le-Temple".On monte sur le quai. On sort de son sac "Cartes sur Tables". On lit.On regarde tous les deux minutes l'horaire à laquelle passe le RER D : DICA qui passe à 9h06.On regarde les gens qui affluent sur le quai.On aperçoit le RER D arriver.On y rentre, on crève de chaud.On se met dans le sens de la circulation.On lit.On arrive à 10H08 à Gare de Lyon.On se dépêche pour prendre le métro 14 direction Olympiades.On attend 1m30. On rentre dans le métro.On sort Bibliothèque Francois Mitterand.On ne sait pas où aller.On sort Rue Chevaleret.On panique.On avance tout droit.On suit une jeune fille avec un sac à dos.On arrive à bon port, devant la Halle aux Farines.On prend l'ascenseur. On sort à l'étage 2.On avance par tâtonnement.On arrive devant l'amphithéâtre.On voit des gens y entrer. On y entre.On se place à la 6ème rangée, au bout. Il doit être 10h20.On attend.On lit sur l'un des tableaux un cours de maths ou de physiqueOn lit aussi "Autonomie Prolétaire" signé d'un pentagramme.On se lève pour laisser passer un compagnon de galère s'asseoir plus au centre.On se lève une nouvelle fois pour laisser d'autre compagnon de galère. On en profite pour s'asseoir plus au centre.On regarde un prof qui descend jusqu'au table devant les tableaux.On l'entend dire après quelques minutes : "Je ne fais pas la grève, j'attends deux-trois collègues".On voit les deux-trois collègues qui arrivent. On en dénombre six.On les voit trifouiller dans un coin pour allumer des lumières. On rit des les voir incapables. On rit de les voir faire tomber une espèce de grande plaque d'on ne sais quoi.On les regarde se présenter.On les écouter parler. On prend des notes histoire de*.On sort enfin après qu'ils nous aient distribué une fiche à rendre.On re-rentre pour demander quand aura lieu la visite de l'université.On se fait dire qu'il n'y en aura pas car on est trop nombreux.On sort.On marche dans la rue. On ne sait pas où on est.On voit une rue qu'on connaît "Rue Thomas Mann".On continue à marcher dans des rues qu'on connaît.On tourne. On détourne.On se retrouve devant l'entrée de la Halle aux Farines.On arrive sur la rue de Liberté.On arrive à la station de Gare Bibliothèque Francois Mitterand.On marche tout droit.On trouve enfin la station de métro. On traverse la route sans passage piéton. On est un punk.On se fait aborder avant de rentrée dans les sous terrains par un jeune homme de la Croix Rouge qui me demande si je vais bien puis dit : "Ah ouai mais toi, tu es mineur."On répond "Oui" par habitude. On rectifie.On l'écoute parler. On lui dit qu'on est pressé.On lui dit qu'on est très pressé.On rate le métro.On attend.On prend le métro.On arrive Gare de Lyon.On ne sait pas sur quelle voix aller.On y va au hasard. On est chanceux.On regarde l'horaire du RER D : ZYCK qui passe à 12h35.On sort son livre "Cartes sur Tables".On lit.On entend d'un air dépité des passagers que le RED D est supprimé.On sympathise avec une bonne dame, compagnon de galère.On apprend finalement qu'a 12h34 que le train ne sera pas supprimé.On papote avec la bonne dame, elle est une ancienne prof de physique et une ancienne proviseur de Lycée.On arrive à destination. On dit au revoir à la bonne dame.On rentre chez soi, à pied. On regarde l'heure quand on est arrivé chez soi : 13h45.On est dépité à l'idée de devoir y retourner Lundi 8 et Jeudi 11.
*cf les images subliment scannées.